TECHNIQUE

Entretien des massifs fleuris.

Introduction.

L'entretien d'un massif fleuri dépendra en grande partie de sa conception initiale.Plus un massif sera bien pensé et bien adapté à la situation, moins il requerra d'entretien et pourra s'exprimer naturellement.
Annuel, bisannuel, bulbes ou vivaces tout dépend de la saison et de vos attentes.

Cependant greenandgarden privilégie l'utilisation de vivaces qui est la solution la plus économique et durable.Un massif de vivaces bien conçu restera toujours plus raffiné qu'un massif de plantes annuelles et évitera un travail du sol souvent néfaste à l'écosystème local.

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Ci-dessus un massif de plantes annuelles.

Le compromis serait en ce qui concerne le printemps,d'ajouter des plantes bisannuelles et bulbes qui viendront ouvrir la saison dans un massif de vivaces.Et pour l'été les plantes annuelles ajouteront une assurance d'un massif fleuri même avec une saison défavorable.
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Ci-dessus un massif de plantes annuelles et vivaces.

L'arrosage.

L'apport en eau dépendra de l'exposition, du sol, de la température moyenne, des précipitations et des végétaux.
Pensez dès la conception du massif ou du jardin aux besoins en eau.Si vous utilisez des plantes aux exigences trop opposées évitez de les mélanger, plantez plutôt par zone ce qui vous permettra de cibler l'arrosage et d'apporter un substrat approprié.
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Ci-dessus un plan de plantation en zone.

Lors de la conception de vos massifs privilégiez des plantes déjà adapées à votre région, qui ne demanderont pas ou très peu de complément en eau.

L'arrosage se fait tôt le matin.L'arrosage parfait consisterait à imiter la rosée d'un matin d'été mais en plus grande quantité.
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Ci-dessus une rosée du matin.

Si vous arrosez manuellement prenez garde à ne pas alourdir les hampes florales qui casseraient sous le poids de l'eau.Utilisez une pomme d'arrosage plus douce qu'un jet et faites en sorte de toujours être en mouvement.
L'arrosage intégré est sans doute la meilleure solution quand il est bien pensé et bien adapté aux différentes situations.

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Ci-dessus une tête d'arrosage intégré pour de grandes surfaces engazonnées tels que les golfs ou les stades.

Il est conseillé de temps à autre de suspendre les arrosages jusqu’à atteindre le point de flétrissement, attention de ne pas le dépasser.Ce manque d'eau signalera à la plante qu'il est temps de se reproduire pour la survit de son espèce en déclenchant une floraison abondante dès le retour de l'eau.

Le paillage.

Il s'avère qu'en outre de garder l'humidité du sol en limitant l'évaporation, le paillage constitue un rempart contre l'invasion de plantes non désirées que l'on appelle adventice.
Il apporte aussi une couche de matière organique qui apportera le gite et le couvert à la faune du sol.En se dégradant sous l'effet de la flore et faune du sol le paillage sera un excellent moyen d'enrichir vos sols avec ou sans bêchage.
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Ci-dessus un paillage de cosses de fèves de cacao.

Le paillage évite aussi le tassement du sol provoqué par les arrosages et précipitations.Même si cela est moins flagrant dans un massif de fleurs que dans un massif arbustif il n'en est pas moins négligeable.

Les fleurs fanées.

Ôter les fleurs fanées ou les hampes florales selons le cas évitera une fructification qui demande un apport en sève considérable au végétal.Cela aura comme conséquence de stimuler une refloraison.

Dans certains cas il est intéressant de laisser la plante fructifier, pour leur aspect esthétique ou pour en récolter les graines.
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Ci-dessus une capsule qui est un fruit généralement assez décoratif que l'on retrouve dans les plantes de la famille des Papavéracées.

Où couper ?
La clef de cette énigme est l'observation.Regarder la façon dont la fleuraison du végétal se déroule (grappe, cymes, capitule...) et la réponse viendra d'elle même.Pour un conseil particulier notre forum reste à votre disposition.
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Ci-dessus une grappe simple de fleur.

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Ci-dessus un capitule.

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Ci-dessus une fleur fanée de scabieuse.


Le tuteurage.

Le tuteurage consiste à maintenir les tiges et hampes florales de végétaux qui s’effondrent et peuvent casser sous leur propre poids.
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Ci-dessus une tige cassée de delphinium.

Cet effondrement est la conséquence d'un emplacement inapproprié, souvent un manque de lumière.En effet, un manque de lumière entraine un étiolement qui résulte d'un allongement des entrenœuds, la plante cherche la lumière.
Le manque de tenue d'un végétal peut aussi provenir d'une floraison ou d'une fructification trop abondante.Les variétés et cultivars dans certains cas privilégient l'abondance à la tenue.

Le tuteurage peux aussi être une façon de détourner l'aspect naturel du végétal pour le rendre harmonieux avec le reste du massif ou de la scène.

Il n’existe pas une façon type de tuteurer.Cependant il est important de trouver l'équilibre entre l’esthétique et la santé du végétal tuteuré.
Pour cela gardez bien en tête:

-De toujours dissimuler le support dans le végétal.
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Ci-dessus tuteurage d'un delphinium.

-De ne pas trop étouffer le végétal avec des liens trop serrés.Cela n'est pas esthétique et favorise dans certains cas l'apparition de maladie en gardant une humidité résiduelle constante.

-De choisir des matériaux respectueux de l’environnement, éviter les liens et tuteurs en plastique.Préférez donc le naturel en optant pour le bois, le bambou, le rafiat, le chanvre ou bien encore le fer pour les structures censées supporter de lourdes charges.Pour aller plus loin recyclez ce que vous avez dans votre jardin, des branches tel que le noisetier taillé cet hivers...
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Ci-dessus lien en rafiat.

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Ci-dessus tuteur en bambou.

La taille .

Il est préférable de tailler les parties mortes des plantes vivaces en fin d'hiver juste avant le débourrage (monter de sève qui annonce la fin de la dormance).Le bois et les feuilles mortes des végétaux protègeront mieux des gelées hivernales le système racinaire de la plante.
La sève aurat aussi ûe le temps de redescendre assurant un développement primptanier optimum.
Au printemps débarrassées des débris végétaux qui en se décomposant peuvent être à l'origine de maladies cryptogamiques, les jeunes pousses profiteront mieux de la lumière.

Si vous devez refaire vos massifs en automne et que vous devez rabattre vos vivaces, protégez les moins rustiques avec de la paille, des feuilles mortes, sèches ou bien encore de la toile d'hivernage.

En été il peut aussi être indispensable de tailler certaines vivaces qui deviennent trop envahissantes et qui risqueraient de faire disparaitres les végétaux qui se trouveraient à proximité.
Vous pouvez aussi supprimer les parties mortes des végétaux dans un but ésthétique.

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